Mercredi 20 juillet 2011 - 2ème jour du Paléo Festival de Nyon -

Première visite pour moi à cet énorme festival de Suisse romande. Jusqu'à présent je m'étais toujours réveillée trop tard, les places se vendant généralement en un temps record. Mais cette année, notre nouvelle proximité avec la Suisse et la programmation particulièrement attractive de ce deuxième jour m'a motivée à me connecter dès la mise en vente des places ! 5-4-3-2-1 billets en poche pour la journée !

En termes de programmation donc :
3 groupes d'origine de Bristol avec un point commun, et pas des moindres : Geoff Barrow. Ce qui donne donc :

Beak> son projet en marche depuis 2009, très Krautrock. Vu que le groupe ouvrait le bal dès 17h, le défi était d'arriver tôt ! Et nous avons bien franchi les portes 5 minutes pile poil avant le début (juste le temps d'attraper une cardinal au passage). Premier transport. J'ai adoré. Chant et musique à la Joy Division, énergie noire et brute, des boucles hypnothiques et maitrisées.  A écouter là

Anika :
Elle me fait indiscutablement penser à Nico, égérie et chanteuse ponctuelle du Velvet Underground. En version Blonde platine en robe noire. Présence minimaliste sur scène, krautrock et un poil de dub (et si !). Envoutante. Bonne surprise.

Portishead (!!):
Le groupe que jamais je n'aurais espéré voir sur scène.
Ils sont vraiment très forts. Dès le premier morceau, avec des projections de dessins animés, on plonge directement dans l'univers si particulier de Portishead. On rentre dans sa bulle et on déguste chaque note et les émotions qui en découlent. Entre désespoir et vol au dessus du monde. Les morceaux sont incroyablement fidèles aux albums, tout est sous contrôle, les notes tombent pile, le chant est juste, les visuels sont raccord.  Mysterons, Sour Time, Wandering Star, Glory Box, Cowboys, Over... tout est bon, enchainé au millimètre. Aucun petit mot au public, ni en arrivant, ni en cours de concert. En revanche, Beth Gibbons nous salue brièvement à la fin et va faire des accolades, voire des petits calins - n'ayons pas peur des mots - à certains spectateurs du premier rang ! Incroyable ! J'ai vraiment passé un moment magique, c'était envoutant, un peu eu de mal à en sortir. 

et sinon, en dehors de Bristol il y avait aussi :

Aaron :
connus en particulier pour leur titre U Turn (Lili) - présent dans le film Je vais bien ne t'en fais pas - qui mettrait des frissons à un bloc de pierre.
Simon Buret était heureux d'être là. Il rappelle que le groupe a déjà participé au Paléo mais sur une petite scène, il semble sincèrement content d'être cette année sur la grande scène. Franchement, ils le mérite. Leur musique est péchue et exutoire, vachement bien menée, planante et sexuelle par moment ! Vu le succès avec le fameux titre U turn, je m'attendais un peu à un groupe blasé. Et bien pas du tout, ils sont participatifs et sympa. C'étais un vrai moment de concert, entre super technique et plaisir d'être sur scène. Un concert de ce groupe vaut vraiment le détour.
Petite photo trouvée sur internet

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(y a du monde hein !)

Bonobo : Un bon moment aussi, une chanteuse à la voie incroyable et à la beauté scotchante; une musique précise et qui fonctionne bien ! 
Beirut : Le grand raté, il y avait tellement de monde sous le chapiteau que nous n'avons pas pu vraiment profiter du concert.
Et bien sûr The Chemical Brothers : un vrai show délirant et punchy !

 Pour ce qui est annexe au coeur du festival, la musique, une note spéciale à l'organisation du Paléo : nous nous sommes garés en centre ville à 5 minutes à pied max de la gare, un train nous a mené sur le site en quelques minutes. Le tout sans bordel, sans bousculade et tout s'enchainant au mieux. Assez dingue car il y avait des milliers de personnes !